5.1 Valeurs particulières
Pour tout entier n≥0 (et n≥1 ou n≥2 quand il le faut) :
- (0n)=1 : la seule partie à 0 élément est l'ensemble vide ;
- (1n)=n : les parties à un élément sont les n ensembles {x} ;
- (2n)=2n(n−1) : c'est la formule pour k=2 ;
- (nn)=1 : la seule partie à n éléments est E lui-même.
Exemple 16. Dans un tournoi de handball, 10 équipes se rencontrent une fois chacune. Un match correspond à une paire d'équipes, c'est-à-dire une partie à 2 éléments : il y a (210)=210×9=45 matchs.
5.2 Symétrie
Propriété (programme). Pour tous entiers n et k tels que 0≤k≤n :
(n−kn)=(kn).
Par le calcul. (n−kn)=(n−(n−k))!(n−k)!n!=k!(n−k)!n!=(kn).
Par le dénombrement. Choisir les k éléments que l'on prend, c'est choisir les n−k éléments que l'on laisse. À chaque partie A à k éléments, on associe son complémentaire A, qui a n−k éléments ; et chaque partie à n−k éléments est obtenue une seule fois, comme complémentaire de son propre complémentaire. Il y a donc autant de parties à k éléments que de parties à n−k éléments.
Exemple 17. (2830)=(230)=230×29=435 : choisir 28 élèves sur 30 revient à choisir les 2 qui restent.
5.3 La relation de Pascal
Propriété (programme : relation de Pascal). Pour tous entiers n et k tels que 0≤k≤n−1 :
(kn)+(k+1n)=(k+1n+1).
Par exemple, (14)+(24)=4+6=10=(25).
Démonstration par le calcul (programme). On part de la formule avec les factorielles :
(kn)+(k+1n)=k!(n−k)!n!+(k+1)!(n−k−1)!n!.
On met les deux fractions au même dénominateur (k+1)!(n−k)!, en utilisant (k+1)!=(k+1)×k! et (n−k)!=(n−k)×(n−k−1)! (valable car n−k≥1) :
(kn)+(k+1n)=(k+1)!(n−k)!n!(k+1)+(k+1)!(n−k)!n!(n−k)=(k+1)!(n−k)!n!((k+1)+(n−k))=(k+1)!(n−k)!n!(n+1).
Or n!(n+1)=(n+1)! et n−k=(n+1)−(k+1). On reconnaît
(k+1)!((n+1)−(k+1))!(n+1)!=(k+1n+1).
Démonstration par le dénombrement (programme : méthode combinatoire). Soit F un ensemble à n+1 éléments, et a un élément de F. On compte les parties de F à k+1 éléments en deux groupes disjoints.
- Celles qui contiennent a. En retirant a, on obtient une partie à k éléments de F∖{a}, qui a n éléments ; et inversement, en ajoutant a à une telle partie, on retrouve la partie de départ. Il y en a (kn).
- Celles qui ne contiennent pas a. Ce sont les parties à k+1 éléments de F∖{a}. Il y en a (k+1n).
Par le principe additif, (k+1n+1)=(kn)+(k+1n).
Exemple 18. F={a;b;c;d;e}. Parmi ses (25)=10 parties à 2 éléments, 4 contiennent a ({a;b}, {a;c}, {a;d}, {a;e}), et (24)=6 ne le contiennent pas : 4+6=10.